Kiowenai
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Les grimoires

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Conseil Suprême

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MessageSujet: Les grimoires Lun 3 Jan - 0:27
L'introduction des grimoires


Planète verdoyante et riche, Kiowenai vit sa surface rapidement peuplée par de nombreuses créatures, terriennes, aériennes ou marines. Les espèces proliféraient à sa surface et les premiers peuples intelligents firent leur apparition. Etres venus d’ailleurs dotés de pouvoirs fabuleux ou bien purs produits de cette terre ? Toujours est il que personne aujourd’hui ne se souvient plus d’eux, à part les quelques êtres hors du communs qui vivent encore dans les ombres.
Furent ils les pères des civilisations actuelles ? Le doute peut planer, une chose est sure, c’est qu’ils furent sans aucun doute à l’origine des croyances humaines, incarnant chez ces êtres primaires ces dieux qu’ils vénèrent encore. Le possible, l’impossible, ces notions sont très vagues sur Kiowenai, la terre où quasiment tout peut arriver. Même les créatures les plus extraordinaires existent certainement dans les coins les plus reculés, c’est pour cela qu’il faut toujours prendre garde.

Revenons donc à notre point de départ, il y a de cela des milliers d’années. Les premiers êtres engendrèrent donc les premiers peuples, puis disparurent, laissant derrière eux ces rares vestiges inquiétants, inconnus de la plupart des gens, pour aller vaquer à d’autres occupations. Six peuples virent le jour de la sorte, mais seuls cinq sont encore en vie. A l’origine, ils représentaient de petites communautés, éparpillées dans le monde. Puis ces communautés grandirent et prirent de l’assurance. Quand finalement elles se donnèrent un nom, ce fut un grand pas en avant. Les premières cités furent créées, et l’histoire commença à suivre son cours.




Dernière édition par Conseil Suprême le Lun 5 Déc - 19:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Les grimoires Lun 3 Jan - 1:10


Moi, grand Archimage des terres de Syaes, fondateur de la guilde et de notre communauté, ait décidé de rédiger l’histoire de notre peuple, car il faut préserver notre savoir et qu’il puisse passer aux générations futures.
    Depuis des siècles nous les humains vivons en clans. Les guerriers ont pendant des générations gouvernés les villes, même les ordres religieux devaient leur jurer fidélité, en dépit du fait que les prêtres doivent uniquement servir leurs dieux.
    Car il faut savoir que nous avons des dieux. Ce sont nos créateurs, ce sont nos guides, et ce sont eux qui nous donnent notre pouvoir à nous les mages. Nul ne sait s'ils ont vécu sur ces terres, mais nous les vénérons chaque jour. Autrefois ils étaient plus nombreux, hélas moult sont tombés dans l’oubli, et même aujourd’hui il en est qui ne sont plus connus que de nous et des prêtres. Un des membres de la guilde, désormais mort, m’a un jour confié qu’il avait découvert des ruines où Lagren, dont ces vestiges étaient la dernière demeure, lui serait apparu. Le dieu lui aurait confié que lui et ses pareils veillaient encore sur nous, que nous leur devions nos pouvoirs et que les plus fidèles recevraient les dons les plus merveilleux, car leur nouvel état d’entité leur permettait de nous observer de partout.
Je ne sais si cela est vrai, mais nous continuerons sans doute à les vénérer pour conserver la magie. Pourtant les prêtres, fervents dévots ne possèdent aucun pouvoir. Ceci est bien étrange, mais laissons les mystères aux plus méritants et sages, l’heure n’est point à cette discussion.
    Nombreux étaient les enfants qui souffraient de cet état de guerriers, ceux qui se découvraient un pouvoir devaient servir leur maître ou bien périr.
    Il faut savoir que ce sont les maîtres des clans, guerriers renommés, qui prirent d’assaut les villes pour en devenir les seigneurs qui règnent sur notre pays. Avides de batailles, ils font rarement preuves de pitié et se livrent des guerres quasi perpétuelles. Reconnaissant le pouvoir que certains d’entre nous possédait, les plus puissants les récupéraient pour en faire des atouts pour leurs armées.
    Mais petit à petit, aidés par les religieux, nous arrivâmes à un nombre suffisamment grand pour nous organiser. Une terrible guerre s’ensuivit, dont nous sortîmes vainqueurs, de simples guerriers ne pouvant lutter contre nos sorts.
    Cette guerre prit fin il y a de cela 10 années. Me reconnaissant comme sage et puissant, les miens me firent confiance et je créais la guilde, nous trouvant un refuge dans les bois et nous bâtîmes notre propre ville, Mepyr, loin des querelles des chefs de clans qui eurent tôt fait de reprendre.

Maints siècles se sont déroulés depuis que notre fondateur a écrit les premières lignes de ce journal. Conformément à la tradition, je consigne donc les faits les plus marquants de cette ère.
    Depuis bien longtemps les mages ont décidé de ne plus se mêler des affaires des gens du commun. Nous allons et venons sur les terres en toute neutralité, essayant de réparer les injustices causées par les clans dirigeants, et servons de conseillers afin d’apaiser les ardeurs les plus folles.
    Mais il en est que nous n’avons pu éviter. Seuls témoins des horreurs de notre peuple, nous nous devons de consigner les faits pour ne pas les oublier et éviter de répéter nos erreurs.

    Cela commença il y a quelques années, lorsqu’un étrange vaisseau ailé débarqua sur nos côtes. Le clan en charge de la ville portuaire arrêta immédiatement les étranges individus à la peau brunie par le soleil. Ils avaient un air étrange et leur langage un accent bizarre, qui les rendait durs à comprendre.
    L’un des nôtres nous prévint, et nous lui ordonnâmes de veiller sur ces gens et d’en apprendre davantage. Gagnant les bonnes grâces des gardiens, il put aller et venir à sa guise dans les geôles, et se mit à interroger les prisonniers.
    Ils se nommaient eux même des Phrexes, et venaient d’îles bien au loin sur les mers, au-delà de l’horizon, et avaient entrepris d’explorer le monde.
    La nouvelle fit sensation parmi nous : un autre peuple que celui des humains vivait donc sur ce monde ! Aussitôt nous entreprîmes de les faire libérer, usant de notre ascendant sur les guerriers qui finirent par accepter, peu intéressés, et nous laissèrent champ libre pour traiter avec les étrangers.
    Ce fut sans doute une merveilleuse découverte pour nous, mais aussi les prémices d’un désastre pour ces pauvres gens.
    La première chose que nous apprîmes, c’est qu’en plus d’eux, il existait deux autres peuples dont nous n’avions jamais eu connaissance. Le premier vivait bien plus au Sud, au-delà de l’épaisse jungle, et avait été victime du second, des êtres visiblement sinistres qui vivaient sur une péninsule du Sud-est.

    Intrigués, nous avons échangé des bribes d’histoire. Ces Phrexes menaient une vie idyllique, et nous commençâmes à en savoir plus sur eux.
    Nos pouvoirs avaient attisé leur curiosité, et ils nous révélèrent qu’eux aussi possédaient un don, mais unique.
    Finalement l’alchimie se créa, et nous décidâmes d'envoyer quelques uns des nôtres sur leurs îles. Nous y découvrîmes de puissants dons, tous différents, mais aussi que certains d’entre eux avaient la capacité d’imprimer un pouvoir aux armes.
    Nous restâmes étudier ces arts nouveaux, essayant d’échanger, baignant dans une vie douce et propice à l’étude, loin de toutes ces guerres éternelles et incessantes.
    Les années passèrent, mais au fil du temps les clans les plus puissants entendirent parler de ces armes exceptionnelles. Ils essayèrent de négocier, mais en vain. Finalement pour le plus grand malheur des Phrexes, ils envoyèrent plusieurs factions à la conquête des îles du fer.
    Plusieurs clans se mêlèrent de ces viles actions, et lors de leur débarquement ce fut la guerre contre les phrexiens, mais aussi entre nos guerriers de clans opposés.
    Le sang coula à flot, abreuvant la terre et la maudissant à jamais, la rendant stérile pour les siècles à venir. Les Phrexiens des îles maudites furent presque tous décimés, ce peuple pacifique ne se défendait pas assez fort contre nos guerriers avides.
    Finalement nous réussîmes à intervenir, quelques armes puissantes furent remportées, mais l’anéantissement de plusieurs des clans sur nos terres par les deux meneurs ancestraux mit fin à cette tuerie.
    Profitant du départ des guerriers, les clans de Wazeik et de Tagkys prirent possession des terres à moitié délaissées. Les survivants rentrèrent penauds des îles, obligés de se soumettre à leurs nouveaux liges, et ceux-ci récupérèrent les armes enchantées.

    D’autres guerres infructueuses se déroulèrent sur Syae, mais nulle ne fut aussi terrible que celle qui décima les Phrexes.

    Depuis nous avons veillé à ce que la chose ne se reproduise jamais, et laissons les clans lutter entre eux. Nous avons imposé aux seigneurs que les mages seraient les seuls à se mêler des affaires extérieures.
    Impuissants contre nos pouvoirs, ils acceptèrent.

    Désormais nous connaissons tous nos voisins, mais avons veillé à ne pas recommencer le moindre assaut. D’après les technologies qu’ont développées les Ertz, cela serait inutile. Les Truniens quant à eux sont des guerriers puissants, et personne n’oserait se frotter contre leurs familiers.




Le grand livre de la religion

Un exemplaire de cet ouvrage est conservé dans chacun des sanctuaires.
Parmi les nombreux dieux et déesses que nous révérons, nombreux sont ceux qui sont désormais oubliés. Mais jamais il ne faudra omettre nos prières envers les plus grands, sans quoi nous courrons tous à notre perte.




Usrig, le dieu de la guerre :

Le plus connu, celui qui ne tombera jamais en désuétude.
La légende raconte qu’Usrig était un être puissant à l’esprit combattif. Il aurait créé l’un des tous premiers clans humains. Mais un jour, alors qu’il était absent, une dispute se déclara dans le village. Deux hommes sollicitaient la main d’une seule femme, et nul n’arrivait à les départager. Lorsque le Dieu eut vent de l’histoire et revint vers son peuple, il déclara que celui qui pourrait avoir la femme serait le vainqueur d’un combat. Mais les choses dégénérèrent très vite, et bientôt c’est tout le village qui fut prit à parti et qui entra en guerre. La jeune femme, blessée au cœur de voir tous ces massacres commis pour elle, se donna la mort. Hélas, ceci ne fit que renforcer la brouille, et finalement le clan finit par se scinder en deux. Cette scission fut le point d'origine de toutes les autres futures batailles. Mais cela ne déplut pas au Dieu, qui estimait que les meilleurs devaient survivre aux faibles, et que pour des peuples aussi primaires cela représentait un bon moyen de faire régner l’ordre. Pour montrer l’exemple, il choisit le clan qu’il trouvait être le plus fort, et en prit la tête, fonçant le premier dans les mêlées, insufflant du courage dans les cœurs. Son clan remporta la victoire, et on loua le Dieu sur les terres. Les conflits éclatèrent un peu partout, chacun voulant montrer au Dieu qu’il était le plus fort. Les années passant, on oublia l’origine de ces batailles, et les humains se firent la guerre pour augmenter leurs territoires, pour prendre plus de pouvoir…

Usrig est le plus connu des dieux humains car il est le plus populaire. Simples habitants des villages ou chefs de clan ont pris l'habitude de le prier chaque jour dans les lieux de cultes. A cause de sa popularité, c'est le seul dieu dont les autres peuples aient noté l'existence. Bien que Noga soit la déesse attitrée de la terre, son frère Usrig permet à ceux qui le révèrent d'exploiter également ce don, mais de manière plutôt destructrice.


Uksun, Dieu du feu :

Dieu sombre, destructeur, il n’est plus connu que des Mages.
Maniant le feu avec la plus grande dextérité, on raconte qu’Uksun était autrefois un être plein de bonté, puissant mais aimé de son peuple. Cependant, il finit par succomber aux charmes d’une belle jeune femme, dont la longue chevelure rousse et la délicatesse lui faisait fondre le cœur. Mais cette dame était mariée, et bien qu'elle ne fut pas réticente aux avances du Dieu, son mari ne fut pas du même avis. Un jour, il les découvrit dans les bras l’un de l’autre, et la jalousie et la haine emplit alors son cœur. Il repartit rapidement et commença à faire brûler la maison pour faire périr les deux amants, qui ne se rendaient compte de rien, perdus dans leur étreinte. Pris au piège, ils ne purent s’échapper. Tout du moins Uksun finit par se frayer un chemin parmi les flammes, mais celle qu’il aimait ne put pas survivre au bûcher, et mourut dans ses bras. Fou de douleur, le dieu poussa un hurlement qui fit trembler la terre, sa colère et son chagrin étaient si forts que des entrailles du monde surgirent des fontaines de feu liquide. Il dévasta tous le village à la recherche de celui qui avait tué sa propre femme, et le fit brûler vif.
Depuis ce sinistre jour, il est connu comme étant le souverain des flammes. Mais rares sont les mages qui s’adonnent à son art, car ce dieu est sans pitié et tolère mal les hommes qu’il rend responsable de son malheur. Il faut avoir un caractère bien trempé et une âme d’acier pour réussir à prendre cette voie.


Aae, déesse de la sagesse et de l'intelligence :

Moins connu de la population, ce culte est surtout pratiqué par les mages. En plus de devoir un minimum d'attention à cette déesse qui leur procure des atouts non négligeables, elle est encore plus particulièrement adorée par les mages usant des pouvoirs de l'eau.

Aae est la jeune sœur d’Usrig. Jeune femme séduisante, sa bonté est sans égale sur ces terres. Appréciant le calme de la nature, la faune et la flore des forêts, de nombreux témoins affirment s’être un jour arrêté pour admirer un moment la Déesse jouant dans les sources d’eau fraîche des bois ou les cascades des monts du nord. Connue pour sa vivacité d’esprit, elle se consacrait à parcourir les campagnes pour y aider les gens de ses conseils avisés. Ecoeurée par les morts causées par son frère, elle finit par user de son pouvoir sur l’eau comme moyen de guérison et de baume pour les cœurs, et de nombreuses sources sont aujourd’hui connues pour leurs différentes vertus curatives. Les mages la vénèrent pour ce don de l’eau qu’elle autorise aux plus sages et bons d’entre eux, mais elle l’accorde également à certains prêtres qui parcourent le pays en tant que guérisseurs.
Des rumeurs courent sur Aae et le peuple des fées, de petites créatures des contes et légendes qui existeraient bel et bien, et qui seraient les compagnons de jeu préférés de la déesse. Liées à l’élément eau, ces fées auraient le pouvoir d’accorder elles aussi ce don magique à ceux qui s’avéreraient en être digne.




Lagren, dieu des morts :

Connu par la plupart des humains, ce dieu est craint, certainement à cause de sa fonction. On lui rend hommage discrètement lors de la perte d'un être cher, ou bien après une bataille sanglante. Fait intéressant, il ne sert pas aux mages dans l'invocation d'une de leurs magies, mais sert depuis des générations au clan des Schins, qui sont les grands prêtres de Lagren. Ils s'occupent notamment de former les meilleurs assassins et espions humains.


Si ce dieu est connu de tous, son nom est rarement prononcé au grand jour, et on le prie chez soi à la nuit tombée
Car Lagren est le dieu des morts, celui à qui les humains confient les âmes de leurs chers disparus.
Différent des autres Dieux qui semblaient posséder des sentiments et des sensations semblables à ceux des humains, celui là est resté en retrait, sans mot dire, à regarder les êtres s’entretuer et les maladies décimer les populations. Mystérieux, c’est sans nul doute un être à qui les sentiments sont inconnus. Nul n’a jamais su s'il connaissait la pitié. Grand voyageur, les anciens textes disent l’avoir vu arriver dans les villages, et se rendant au chevet d’un malade incurable l’achever d’un seul coup. D’autres témoins affirment aussi l’avoir vu tuer des gens sans raison apparente, peut être simplement car ils gênaient son chemin ou sa tranquillité. Pourtant, ce dieu silencieux s’est entouré au fil des ans d’adeptes un peu étrange, le suivant comme son ombre et semblant le comprendre au travers l’épais silence les entourant. Les prêtres adeptes de Lagren sont ainsi devenus au fil des siècles des assassins réputés et craints à la fois. On pense que leur dieu leur accorde un certain pouvoir leur permettant de se glisser dans les ombres ou bien de se faufiler dans les endroits les plus inattendus. Cependant, aucun mage le priant, s'il en fut, ne se vit accorder le moindre pouvoir magique. Les mages l’ont donc délaissé, le priant juste comme il se doit de temps à autre, lors de pèlerinage, pour ne pas risquer de froisser les autres dieux, si cela est possible.



Lilen, Dieu des vents :

Dieu discret, pourtant omniprésent à cause de l’élément qu’il représente, seuls quelques mages s’offrent encore à lui.
Ils sont relativement rares, car Lilen est un dieu capricieux, qui peut accorder ou bien retirer ses dons à tout moment pour les retirer ou les redonner quelques minutes après.
Dieu de la liberté par excellence, Lilen était un jeune être joyeux capable de piquer des colères terribles, les douces brises se transformant alors en ouragans dévastateurs.
Folâtrant aussi bien avec les jeunes filles que les jeunes hommes, on dit que ce Dieu tombe très souvent amoureux, mais qu’il est souvent déçu par les humains, aussi il préfère voler de ses propres ailes et ne s’occupe plus que rarement des affaires humaines.





Noga, Déesse de la terre :

Les rares traces relatant la légende de Noga sont toutes unanimes sur un point : on ne sait si Noga est un être féminin ou masculin car elle modèle sa forme selon sa volonté, et n’apparaît jamais sous les mêmes traits. Toutefois, c’est souvent sous une apparence féminine qu’elle apparaît, aussi elle a longtemps été appelée Déesse avant de disparaître des pensées.
Les mages pratiquant la magie de la terre ne lui vouent qu’un culte discret, car leurs pouvoirs leur viennent le plus souvent d’Usrig que de Noga, mais il en est qui la vénèrent encore. Cette déesse est peu connue, mais devait à l’époque aider les paysans à prospérer et rendre les terres fertiles. Cependant avec la guerre, les agriculteurs ont du trop souvent laisser leurs plantations pour aller rejoindre les rangs des armées, aussi s’est elle finalement retrouvée désœuvrée.
Elle était l’amante d’Ursig, mais celui-ci finit par la délaisser également, trop occupé à mener ses troupes. Pendant un temps elle accompagna Aae dans sa quête de guérison du peuple, mais fatiguée, anéantie par ce qu’elle avait perdu, elle se terra au plus profond des forêts où elle chante une mélopée triste et inquiétante. Lilen mêle parfois sa voix cristalline à la sienne comme pour la réconforter et repart ensuite virevolter dans les cieux.



Ihula, Déesse de la magie :

Tous les mages la connaissent, pourtant il semblerait qu’Ihula ne leur donne plus vraiment de pouvoir. C’est pourtant elle, il y a bien longtemps, qui a été à l’origine du premier clan disposant de pouvoir. Bien que chaque dieu confère aux mages les dons dont ils ont besoin, il est très probable qu’ils sont tous de lointains descendants de ce premier clan.



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Dernière édition par Conseil Suprême le Sam 13 Oct - 1:10, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Les grimoires Lun 3 Jan - 1:38



Archives Ertz, ère des grandes constructions, journal du docteur Zelts :

Il fait bon vivre sur nos terres. Bien que pauvres en ressources, nous avons découvert que l’ouest nous offrait de nombreuses possibilités d’exploitation, les sols regorgeant de matières premières. C’est un vrai délice de se lancer dans de nouvelles expérimentations, même si de nos jours la mode est aux constructions. Grâce aux talents de nos ingénieurs, nous avons créé des outils et des machines nous permettant de bâtir des monuments imposants, des œuvres mathématiques pour celui qui s’y connaît. Je pense notamment au labyrinthe de Menis, donc chaque courbe a été soigneusement calculée pour nous rapprocher du grand nombre. Mais passons, j’ai la joie et la chance de posséder une demeure au bord des côtés, j’y étudie en ce moment un mode de transport sous marin, tout en prenant parfois des bains de soleil et en admirant la beauté du paysage.


Archives Ertz, ère de la deuxième exploration, journal du citoyen Haurg

C’est avec stupeur que nous avons découvert aujourd’hui l’existence d’un autre peuple que celui des Ertz. Ils parlent une langue étrange, qui parfois ressemble à la nôtre. Nos explorateurs les ont découverts lors d’une mission de reconnaissance pour dénicher de nouveaux filons de matières à exploiter, notre sous-sol pauvre étant quasiment épuisé. Qui sait ce que cela va donner ?


Archives Ertz, ère des découvertes, journal de l’archéologue Finots

Ces dernières années ont été riches en trouvailles, nous avons découvert un gaz si léger qu’il permettrait de voler. Nos savants se cassent pourtant les dents à essayer de le synthétiser pour en faire une production massive, pendant que d’autres élaborent des projets grandioses de transports et de cités aériens. Ces grandes découvertes ont eu un effet étonnant sur mes compatriotes, qui redoublent maintenant d’efforts pour trouver l’invention du mois, de la semaine… Peut être que notre tout nouveau roi y est pour quelque chose. Il a instauré un système de classe qui n’existait pas auparavant, et qui a fait jaillir une forte concurrence entre les gens. De jour en jour, je vois que les rues sont moins animées, que les plages sont délaissées au profit de laboratoires construits à la va vite, notre patrimoine n’est plus entretenu… Pourtant nous avons un passé riche, et le territoire cache de bien lourds secrets. Je pense à cette étrange fresque que j’ai découverte à la frontière ouest, uniquement réalisée à l’aide de dessins, que je traduis comme étant une sorte de culte rendu à un être puissant qui aurait offert des présents « technologiques » de grande importance à ceux qui le vénéraient. L’idée m’a fait sourire, peut être était-ce une ville isolée qui a développé un culte étrange pour s’aider à survivre, surement une manœuvre politique quelconque pour s’assurer le pouvoir. Je préfère garder cette chose pour moi, notre souverain n’a pas besoin de telles idées.


Archives Ertz, ère nouvelle, journal de l’ethnologue Nauris du Roi

J’exerce un métier peu commun parmi les miens, pourtant il m’a semblé particulièrement intéressant d’étudier ce peuple que nous exploitons maintenant depuis plus de trois cent ans. Les premiers contacts ont été peu aisés car nous ne communiquions pas dans la même langue, pourtant nous nous sommes rapidement rendu compte que la racine était la même, elle était simplement déformée par ce peuple qui se nomme Trunien. Mais ce problème n’est plus, nous les avons vivement encouragés à se faire à l’Ertz, ce qui s’effectua sans trop de peine vu que les deux se ressemblaient énormément, et nous pouvons communiquer sans problème. J’en profite donc pour en apprendre plus à leur sujet. Ces êtres ont le don surprenant de pouvoir se lier aux animaux et d’en faire leurs compagnons. Nul ne sait d’où leur vient ce don, et je pense que nombre d’entre eux ont déjà du servir à mes compatriotes biologistes comme sujets d’étude. En attendant, ce métier me permet de m’éloigner un peu des miens et de leur obsession de la science, ainsi que des travaux gigantesques qui ont débuté il y a plus de 100 ans pour nous bâtir toute une cité aérienne. Le roi a déclaré que les travaux finiraient d’ici une cinquantaine d’années, mais cela ne m’intéresse guère. Peut être fais-je partie de ces quelques récalcitrants au progrès ?


Archives Ertz, ère contemporaine, gardien des archives

Il est désolant de voir la façon de vivre de mes pairs. Isolés dans leurs tours et leurs cités loin du sol, ils ont complètement perdu les notions de partage et d’équilibre. Uniquement préoccupés par leurs sciences, ils vivent comme des reclus, dans un monde ignorant les lois de la nature, dominé par les classes sociales et les embrouilles politiques, qui renient même ce qu’il a été autrefois. Pourquoi les miens ne prennent ils pas plus exemple sur les Phrexes par exemple ? Ce peuple, bien qu’appréciant la bonne chère et la simplicité n’en est pas moins un peuple instruit et cultivé pour autant. J’ai décidé de mon plein gré de les quitter et de rejoindre les trop rares Ertziens qui pensent comme moi, et vit parmi les ruines de nos anciennes cités. Longtemps j’ai admiré nos rives redevenues sauvages et apprécié les quelques inventions simples qui fonctionnent encore, avant de me trouver une occupation plus utile : je fais partie des gardiens des archives, ce monument à moitié souterrain où sont entreposées depuis des générations nos plus vieilles archives, toute l’histoire de notre peuple est conservée ici. Nombreux sont les secrets que nous conservons, mais qui s’en soucie à part nous ?




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Dernière édition par Conseil Suprême le Jeu 9 Aoû - 22:46, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Les grimoires Lun 3 Jan - 1:59


NOTE : Nous n'avons trouvé que très peu de traces écrites, l'essentiel de l'histoire et de leur culture se transmettant de génération en génération par le biais des chants traditionnels d'Yra.




La légende de la création

Il y a longtemps, dans un temps si vieux que la lune et le soleil pouvaient se parler, nous étions tous rassemblés sur une seule et même grande île. Le temps était clément, il n’y avait aucune bête à craindre sur l’île, pour manger nous n’avions qu’à nous baisser et récupérer les légumes, à tendre les bras pour cueillir les fruits, à nous concentrer pour attraper du poisson dans nos rivières ou du gibier. Nous pouvions profiter de la simple joie d’exister, dormir autant d’heures que nous le voulions, et surtout admirer le paysage merveilleux qui nous entourait, si beau que nul ne se lassait jamais de le regarder. Si jamais il arrivait qu’une bête plus hardie que les autres nous agressent, nos dons sacrés, jamais le même pour deux Phrexes mais toujours puissants, pouvaient nous tirer d’affaire rapidement.

Jusqu’à ce qu’un jour, l’un des nôtres qui s’amusait à laisser ses empreintes de pas dans le sable fin de la côté ait l’idée subite d’y laisser la trace de ses mains, puis de ses bras, et finalement s’allongea sur la plage pour y laisser la marque de tout son corps. Admirant le résultat, il se mit alors à y tracer des lignes, des cercles, et commença à transposer sur le sable toutes les choses qu’il pouvait voir. Intrigués, les autres Phrexes le regardaient faire avec perplexité, puis se mirent rapidement à l’imiter. Au bout d’un temps, au lieu de dessiner sur le sol, certains se mirent à élever des monticules, et à faire des sculptures de plus en plus complexes.
C’est ainsi que nous autres découvrîmes les prémices des arts. Jusqu’à présent nous nous contentions de chanter notre joie ou de l’exprimer avec les mouvements de notre corps, mais nous avions désormais élargit nos possibilités à un champ quasi infini.
De simples sculptures de sable entrainèrent les sculptures de pierres, et de fil en aiguille, nous qui avions toujours vécu à l’air libre, nous abritant parfois dans une vaste caverne pour éviter les pluies, commençâmes à bâtir des abris.

Le sable était un matériau trop éphémère pour nos dessins, aussi nous nous essayâmes sur divers supports, comme la terre, l’argile, et puis nous découvrîmes que le charbon laissait de belles marques sur la pierre. Décorant tout ce que nous trouvions, certains d'entre nous cherchèrent d’autres moyens pouvant servir de crayon, et finalement réussir à créer diverses encres colorées. Cela entraîna la teinte de nos laines de couleurs joyeuses, puis voyant tout ce que nous pouvions faire, nous cherchâmes encore. Bientôt, nous savions utiliser d’autres plantes pour faire des vêtements, nous pouvions recréer des sortes de papier pour y dessiner, nous savions faire des machines précaires pour nous aider à construire, le dessin avait amené l’invention de l’écriture, puis de l’art de compter. Des couleurs, nous avons tiré les parfums, car nous avions remarqué que nos jus colorés avaient des odeurs suaves qui nous plaisaient. D’autres que ces arts n’intéressaient pas se mirent à travailler et à inventer de nombreux instruments qui produisaient des bruits agréables et agrémentaient nos chants. Les plus vieux appréciaient de discuter de longues heures, on commença à les nommer les sages.
La distillation des plantes pour les parfums et les couleurs nous amena à tester les capacités des fruits, c’est ainsi que naquirent nos premières liqueurs. Tout s’enchainait et il faisait bon vivre sur nos îles.
La population croissait rapidement, pour se nourrir nous avons donc commencé à chasser de façon plus ardue, à pêcher plus intensivement, nous aidant désormais de harpons et de flèches. Nos premières armes.





Les chants d'Yra

La séparation des îles


iles1iles2

Nous étions tous, riants et heureux,
Jouant de tout, dans les flots nous baigner.
O toi ma belle, suivant la plage ensoleillée,
Nous étions seuls, rien pour nous séparer.

Le roulement de la terre, le cri des ses entrailles,
C’est pour nous tous, une bien sombre bataille.


Puis vinrent les coups, les cris et les pleurs.
La terre remuait et en nous la peur.
Puis dans mes bras, je t’ai vu faiblir,
Car sous tes pas, la terre n’était plus là.

Le roulement de la terre, le cri des ses entrailles,
C’est pour nous tous, une bien sombre bataille.


Les jours ont passés, je me sens délaissé.
Nos terres unies, se sont toutes déchirées.
Où es-tu donc, toi ma bien-aimée,
Nous serons donc séparés à jamais.

Le roulement de la terre, le cri des ses entrailles,
C’est pour nous tous, une bien sombre bataille.


D’un seul tenant, notre île n’est donc plus,
Tout comme nos cœurs, elle s’est donc rompue
Qu’avons-nous fait, qu’avons-nous perdu,
D’un seul tenant, notre île n’est donc plus

Le roulement de la terre, le cri des ses entrailles,
Tout s’est finit, ne laissant que des entailles





~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Les iles du fer


lance1lance2

Laissés pour compte, sur une terre stérile,
Luttant pour tous, nous avons du survivre
Vague roche inhospitalière,
Métaux à souhait, nous pûmes forger le fer

Nous sommes, les survivants maudits
Creusant forgeant, chassant tuant
Et nul ne pourrait nous arrêter


Nos armes, habiles lances de fer,
Nous pûmes bientôt aller pêcher en mer.
Nos dons en firent des pieux habiles,
Riches de cette force, nous étions peu subtils.

Nous sommes, les survivants maudits
Creusant forgeant, chassant tuant
Et nul ne pourrait nous arrêter

Trahis, par la mère nourricière,
Nos vaisseaux nous apportèrent la guerre.
Seuls, nous n’étions plus sur terre.
Mais les humains, étaient des êtres amers.

Nous sommes, les survivants maudits
Creusant forgeant, chassant tuant
Et nul ne pourrait nous arrêter


Envieux, ils nous volèrent nos lames,
Nous pourchassant, transperçant même nos âmes
De flots salés, des flots ensanglantés
Pour tous nos morts, seuls des frères pour pleurer.

Nous sommes, les survivants maudits
Creusant forgeant, chassant tuant
Et nul ne pourrait nous arrêter




~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le chant des quatre saisons


Les fêtes du printemps, sont les fêtes des fleurs,
Les fêtes du printemps, brillent de milles couleurs.

Chantons, dansons, car la vie est un jeu,
Rions, jouons, dans ce pays fabuleux.


Les chaudes soirées d’été, sont toujours acclamées,
Les chaudes soirées d’été, sont souvent arrosées.

Chantons, dansons, car la vie est un jeu,
Rions, jouons, dans ce pays fabuleux.


Les belles nuits d’automne, se reflètent dans les yeux,
Les belles nuits d’automne, font sauter même les vieux.

Chantons, dansons, car la vie est un jeu,
Rions, jouons, dans ce pays fabuleux.


Les longues veillées d’hiver, font des enfants les rois,
Les longues veillées d’hiver, au beau milieu des bois.

Chantons, dansons, car la vie est un jeu,
Rions, jouons, dans ce pays fabuleux.

Buvons, mangeons, nos mets sont délicieux,
Aimons, rêvons, les cœurs sont tous heureux.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L’art du voyage



Sur les chemins de terre ou bien par-dessus les flots,
Je remonte les routes et m’instruit de ragots.
La musique est mon alliée, seule elle me fait rêver,
Et les soirs à la veillée, tous elle nous fait chanter.

Par delà les vallées, je m’en vais vous visiter,
Partout où vont mes pieds, je m’arrête pour diner.
J’apporte pour vous des douceurs, des baumes pour tous les cœurs,
Et dans les rues pavées, pour vous me met à danser.

Sous les cieux étoilés, souvent le grillon se plait.
Le silence se fait, et je peux alors jouer.
Le vent souffle et carillonne, riant de tout son gré,
Et dans la bonne humeur, tous pour m’accompagner.

Un jour vous aussi vous viendrez et voyagerez.
Un jour c’est pour bientôt.
Un jour sous les ormeaux.
Allez venez, nous nous plairont !







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MessageSujet: Re: Les grimoires Lun 3 Jan - 2:43

Les anciens ne consignaient pas encore notre histoire, et notre longue période d’esclavage a eu raison des paroles de nos anciens. Nous avons donc du nous appuyer sur des textes Ertz pour réussir à retranscrire notre passé.

Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 82

C’est en s’enfonçant chaque jour davantage dans les terres pour trouver de nouvelles matières premières que nous avons découvert avec surprise des traces de civilisation.
C’est sans aucun doute un vestige d’une vieille mine à ciel ouvert désaffectée sur lequel nous sommes tombés. Des restes de maisons primaires en bois tiennent encore debout, et nous avons même trouvé des sortes d’outils qui ont surement servi à récupérer le minerai. Nous avons fait porter un message au roi pour l’avertir, et continuons notre exploration avec précaution.


Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 97

Ca y est, aujourd’hui l’un d’entre nous a aperçu un de ces êtres. Plutôt fort et grand, il avait une peau foncée et de longs cheveux d’un noir de jais. Alerté par le cri de notre compagnon, nous avons voulu nous approcher mais l’être s'était déjà sauvé. Qui est-il? Qui sont-ils? Nous avons reçu un mot du roi nous prévenant qu’un convoi d’armes et une troupe nous parviendraient bientôt. Nous arrêterons donc l’exploration ici en les attendant, nous contentant de fouiller les parages à la recherches d’indications sur cette trouvaille. Nous ne serions donc pas les seuls êtres intelligents de ce monde ? Ceci dit, les ruines découvertes nous indiquent avec relativement assez de certitude qu’ils ne sont pas aussi développés que nous.

Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 143

Nous avons reçu le convoi depuis 21 jours, aussi nous nous enfonçons davantage dans les terres. Ils doivent avoir été alertés, pourtant nous n’avons croisé personne. Etrange. Peut être était-ce juste un éclaireur. Qui sait sur quoi nous allons tomber. Habituellement si calmes, nous sommes tous tendus et nerveux, quelques embrouilles ont même fait irruption dans le campement. Pourvu que nous les rencontrions bientôt.

Rapport Ertz, ère de la deuxième exploration, jour 143

Ca y est, nous les avons trouvés!
Petit à petit, les bois se sont éclaircis, et c’est avec stupeur que sous nos yeux s’est dessinée une vaste plaine striée, des rangs bien droits de diverses cultures. Encore plus loin nous pouvions distinguer des toits faits d’une sorte de paille. La colonne s’est avancée en silence sur un chemin visiblement pavé volontairement, et après une bonne vingtaine de minutes nous sommes arrivés dans le village. Ils étaient à peine une dizaine. Des travailleurs sans doute. Ils ont immédiatement stoppé leurs occupations, et l’un d’entre eux est parti en courant vers ce qui m’a alors paru être la plus grande bâtisse.
Des êtres pacifiques, musclés par leur travaux dans les champs, des gens qui aiment la bonne chère, et ne se soucient pas de la richesse de leur sol…





Etude comportementale de l’ethnologue Nauris [extrait]

Il est tout à fait singulier d’étudier la vie et l’histoire de ce peuple qui se nomme Trunien. Je n’ai pas réussi à situer la date de leur apparition, mais celle-ci est peut être aussi lointaine que celle des Ertz. Il faut savoir que ce peuple ne parlait pas tout à fait notre langue, mais la racine était la même, nous les avons facilement éduqués pour qu’ils apprennent à parler correctement, et avons réussi à retracer en gros leur vie.
Chose surprenante, ces Truniens n’ont quasiment pas évolué. Ils sont passés, cela va sans dire, par les différents stades de l’évolution tel que les Ertz les définissent, mais n’ont apparemment pas montré au fil des siècles plus de volonté que cela à évoluer vers une vie meilleure, se contentant de ce qu’ils avaient déjà appris et des ressources qu’ils avaient sous la main.

Ils avaient une écriture assez simple, et connaissaient également des notions de mathématiks leur servant pour cultiver, mais c’était un art réservé aux chefs des villages. Dans ce qu’ils considèrent comme étant leur capitale, nous avons rencontré une sorte de gouvernement, assez vague, doté d’une administration un peu obsolète et peu efficace.
A force d’étudier leurs champs, nous avons constaté que leurs connaissances dans ce domaine étaient bien plus grandes que ce que nous supposions, à vrai dire ils ont même inventé des systèmes d’irrigation tout à fait extraordinaires. Leur sol est fertile, et leur production est bonne, c’est pour cela que rapidement après les avoir rencontrés pour la première fois, lorsque nos savants réussirent à les comprendre, nous avons établi quelques voies de commerce avec eux. Comme ils ne possédaient pas de monnaie à l’époque, nous avons fait du troc de ressources, victuailles ou minerais contre les notions d’éducation qui leur manquait. La langue, les matématiks, la gestion, nous avons même créé des écoles, leur avons montré comment consolider leurs bâtiments, bref tout ce qu'il était possible d’apprendre pour eux, sans toutefois leur dévoiler nos avancées techniques.

Il est un fait que je dois absolument consigner. Ces Truniens possèdent quasiment tous un compagnon animal qu’ils nomment familier. A première vue, ce n’était rien de plus que de vulgaires animaux de compagnie. Mais nos études nous ont confirmé ce que leurs légendes orales et ce qu’eux même nous avait certifié : ils possédaient une sorte de don pour se faire obéir des bêtes, et nul ne pouvait vivre sans partager son existence avec un animal, même le plus simple. Je suis moi-même allé sur leurs terres, et j’ai observé ces familiers. Leurs yeux brillent d’une intelligence peu commune, et ils sont fidèles et obéissants en tout point de vue à leurs maîtres. Dans les champs, dans les mines, le bétail travaille sans se ménager et sait exactement quoi faire. C’est un fait avéré, j’ignore comment un tel don existe, mais il existe bel et bien.
J’ai eu vent il y a de cela quelques jours que certains scientifiques avait récupéré des ouvriers inaptes au travail pour étudier de plus près cette curieuse capacité. Peut être découvriront ils quelque chose…
J’en reviens à mon sujet principal.

Les Truniens aiment festoyer, cela se voit rien qu’au nombre élevé de tavernes que l’on trouve dans leurs villes, même les villages les plus simples ont leur taverne où ils se retrouvent pour commenter leur journée et prendre un repas en famille. Les animaux sont bien dressés, j’ai pu observer que souvent les jeunes sont accompagnés de mulots, d’oiseaux, voir d’un chat ou d’un chien, mais que passé leur adolescence ils partent dans les bois dits sacrés pour y exécuter une sorte de rite païen et en revenir avec des animaux plus gros. Parfois, ils se lient avec des bêtes de somme dans les fermes de leurs parents.
Il n’a rien d’étonnant je pense à ce que mon peuple supérieur ait finit par se servir d’eux pour exploiter les mines. Nous avons mené les choses en douceur, aussi ils ne se sont pas tout de suite rendu compte de leur nouvelle condition. Quand les choses se sont corsées et qu’ils ont commencé à se rebeller, notre supériorité militaire les a réduits à notre merci. Ce sont désormais nos serviteurs.





Archives Ertz, ère de la deuxième exploration, journal du citoyen Haurg

C’est avec stupeur que nous avons découvert aujourd’hui l’existence d’un autre peuple que celui des Ertz. Ils parlent une langue étrange, qui parfois ressemble à la notre. Nos explorateurs les ont découvert lors d’une mission de reconnaissance pour dénicher de nouveaux filons de matières à exploiter, notre sous sol pauvre étant quasiment épuisé. Qui sait ce que cela va donner ?




Mémoires de Truny [extrait]

Gérant Guy de Lombes, sous domination Ertz

Certes, ils nous ont appris beaucoup de choses, certes nous sommes plus cultivés qu’avant. Est-ce une bonne chose? Tout ce que nous savons, c’est que cet état d’esclavage ne peut plus durer. Il y a 100 ans les anciennes générations ont voulu se rebeller, hélas elles se sont faites anéantir par les armes de ces Ertz. Depuis, nous avons voulu nous infiltrer, essayer de récupérer ces armes, mais il n’y a rien à faire, ils pensent à tout et n’ont visiblement pas de faille. Seulement notre état n’a fait qu’empirer. Nombreux sont les nôtres qui ont disparu du jour au lendemain, surement pour servir de cobayes à ces êtres immondes. Nos conditions de vie dans les mines ont empiré, et dans chaque village un regroupement armé veille sur nous, surveille nos jeunes qui partent se lier avec leur familiers, ils sont dans nos villes pour surveiller nos comptes, ils s’approprient une large part de nos récoltes pour les emmener dans leur pays.
Le seul moyen pour nous de se révolter, c’est d’agir avec ce que nous avons, nos familiers. Les vieux contes racontent qu’autrefois, nous n’étions pas un peuple uni, ce qui entraîna une guerre terrible et que les familiers combattaient pour leurs maitres. Nous ferons donc pareil. A tous nos jeunes, nous faisons du mieux possible, passez le message, liez vous avec des bêtes féroces, liez vous avec les loups, liez vous avec les ours. Nous les envoyons de plus en plus dans les bois sacrés au nord du pays, car la frontière avec la jungle est proche.


Gérant Franco Lops, sous domination Ertz

La révolte de mon prédécesseur s’est vite faite étouffer. Ces chiens Ertziens étaient encore trop fortement armés contre nos bêtes. Pourtant nous ne désespérons pas, il faut continuer, il faut aller plus loin dans les jungles et en ramener des lions, des panthères, dans quelques années ils auront endormi leur méfiance, et alors nous les auront par surprise, nous nous serons suffisamment entraînés pour les vaincre…




Le récit de Jauel Trands [extrait]

Ca y est! J’ai enfin l’âge requis pour aller trouver mon propre familier, celui qui me suivra toute ma vie! La sortie de la capitale fut rude, mon père, le gérant actuel, m’a bien dit et redit ce qu’il fallait que je fasse : me faufiler au travers les barrières des Ertz, et gagner le nord du pays pour m’enfoncer dans les jungles…

… Cela fait plus de 10 jours que j’ère au travers de ces fourrés denses. Mon compagnon de toujours, mon rat qui me suit depuis mon enfance a disparu une nuit. J’entends encore ses cris résonner dans ma tête. Quelles bêtes se cachent sous ces arbres? Heureusement que je dispose de mon don…

… Je suis épuisé. J’ai suivi mon instinct et me suis dirigé vers le nord est. J’ai découvert une caverne, mais je ne suis pas assez alerte pour vérifier si elle est occupée ou non. Tant pis, je m’y risque, cela ne pourra pas être pire que cette jungle...

… La fatigue et la faim ont du avoir raison de moi. Je ne me souviens même pas avoir passé le seuil de la caverne, et je me suis réveillé sur la roche, je ne sais combien de temps j’ai dormi, mais il fait déjà grand jour dehors. Maintenant que je suis reposé, je vais voir si je trouve des fruits ou des baies pour me nourrir, c’est ainsi que j’ai survécu jusqu’à présent, car fort heureusement cette jungle est riche en nourriture si on sait bien regarder…

… Je me suis bâfré de fruits, et après avoir constitué une réserve suffisante, je suis retourné à l’abri de la roche. Pour le moment, j’ai évité bien des bêtes, mais aucune ne s’est révélée être mon âme sœur. Que se passe t-il? La grotte à l’air grande, je vais tenter de l’explorer, il y a quelque chose en elle qui m’attire…

… Quand je l’ai vu, j’ai d’abord un mouvement de recul. Et puis attiré par son regard doré, je n’ai pu empêcher de m’avancer, complètement hypnotisé. C’est lui, c’est celui que je recherchais. Il était encore si jeune. Je l’ai pris dans mes bras, et nous sommes restés ainsi de longues heures, nos regards communiquant entre eux tout ce que nos âmes avaient à nous dire. Et puis il s’est écarté, et s’est secoué gentiment. Le lien était créé. Il s’agit d’un animal étrange, comme je n’en avais jamais vu. Il a le corps d’un lézard, ou d’un serpent à pattes, et la tête d’un gros félin, avec des crocs puissants pour son âge, et on distingue sur son dos de petits moignons qui deviendrons surement des ailes. Pour le moment il mesure à peine une cinquantaines de centimètres, mais j’ai dans l’idée qu’il grandira beaucoup plus, et qu’il deviendra un adversaire puissant. Il faut que je trouve d’où il vient…

… Il mesure désormais plus d’un mètre, ses ailes sont magnifiques. Il peut voler sur de courtes distances, mais je ne peux pas le chevaucher. Peut être qu’il grandira encore…

… Il mesure plus de 2  mètres, peut être trois. Je ne suis pas retourné chez moi, je peut désormais le monter, et nous survolons de nombreuses contrées. J’ai décidé de le laisser suivre son instinct, peut être m’emmènera-t-il vers les siens…

… Le survol de la mer a été très éprouvant pour nous deux. Nous avons atterri ce matin sur une petite île. Je crois que cette fois ça y est. J’ai aperçu dans le ciel d’autres créatures comme lui. Chose étrange, elles ne sont pas toutes constituées de la même manière, certaines ont corps félin et une tête d'aigle, d'autre un corps d'aigle et une tête de reptile, il y en a de toute sorte…

… J’ai réussi à leur faire comprendre de me suivre dans la jungle, les femelles y pondront leurs œufs. Nous avons notre armée. J’ai commencé à l’entraîner pour les futures batailles…





Manuel d’histoire [extrait]

C’est ainsi que Jauel nous sauva tous du joug des Ertz. Son armée de chimères une fois dressée repoussa rapidement les Ertz chez eux. La bataille fut rude, mais ils eurent peur devant nos montures, et ne purent y faire face, malgré leur technologie de pointe. Nous avons reconquis notre pays, et pouvons retourner à nos affaires. Depuis toutes ces années, nous avons découvert d’autres peuples, l’un d’entre eux, les Phrexes, est pacifique, et apprécie autant que nous la bonne chaire. Nous avons entrepris de bâtir des vaisseaux pour commercer avec eux, car leurs arts et certains de leurs produits comme leurs vins et leurs liqueurs sont très appréciables. Les Ertz seront dorénavant privés des ressources vitales à leurs travaux, mais ce n’est que justice. A cause de leur domination, nous avons du reculer nos frontières, et nous n’avons plus d’accès direct à la mer. Toutefois nous avons réussi à conserver une ville côtière, qui sera désormais notre port principal. Pour acheminer les marchandises, nous avons commencé la construction de canaux gigantesques, qui relieront nos villes par voies fluviales. C’est pour nous une nouvelle vie qui commence.



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MessageSujet: Re: Les grimoires Jeu 7 Sep - 17:52
Les Rians, selon les récits des Upisas

Citation :
Les esprits racontent qu’en des temps reculés, l’arrogance des hommes fut punies par un terrible fléau envoyé par les Dieux. Pour survivre, nombre d’entre eux gagnèrent les jungles et les forêts, qui étaient hostiles et peuplées de bêtes féroces. Ils apprirent alors se fondre dans la nature et à passer inaperçus pour ne pas attirer la mort sauvage sur eux.
Mais tous les hommes n’acceptaient pas leur sort. Alors certains décidèrent de retourner dans les plaines, et de rebâtir des maisons. Pour cela, ils tuèrent les arbres, asservirent les bêtes, aveugles et sourds à la douleur qu’ils engendraient autour d’eux.

Les hommes qui avaient décidés de rester dans les jungles entendaient la nature pleurer. Ses cris étaient insupportables, alors ils essayèrent de raisonner leurs frères. En vain. Au lieu d’arrêter le massacre, ils en attirèrent un encore plus grand sur leurs propres têtes. Décimés par ceux qui étaient devenus des étrangers, ils fuyèrent dans la jungle une fois de plus, poursuivis par des guerriers farouches, pensant leurs dernières heures arrivées.

Mais la déesse fut touchée par leurs actes. Elle appela à elle les esprits des arbres, puis les esprits des bêtes, qui s’unirent pour protéger ceux qui les avaient défendus. Les esprits se mêlèrent aux humains, leur octroyant le don de se camoufler, et bien d’autres pouvoirs.

C’est ainsi que les Rians, Fils et Filles d’Illaréa, vinrent à la vie.

Archéologue Trunien

Quelle ne fut pas notre surprise lorsque égarés dans les jungles, enfiévrés et affamés, nous nous retrouvâmes soudainement nez à nez avec un individu à moitié nu, la peau d’une couleur douteuse aux multiples reflets bruns et verdâtres, nous regardant de ses deux yeux jaunes d’un air narquois.

Croisant les bras, il ne prononça pas un mot, mais claqua la langue. Aussitôt de nombreux êtres lui ressemblant surgirent autour de nous, et sans que nous puissions prononcer un mot, nous empaquetèrent et nous emportèrent sur leurs dos.

Nous pensions finir ébouillantés, dévorés, ou sacrifiés. Il n’en fut rien. Ces êtres nous soignèrent et nous nourrirent, et à notre grande surprise, nous laissèrent errer dans leur campement dès que nous fûmes rétablis. Peu communicatifs, dès que nous essayions de leur parler, ils s’évanouissaient dans la nature avec un petit sourire.
Tout comme leur comportement, leur façon de vivre était étrange. Mis à part nos abris en peau de bêtes, il n’y avait nul abri aux alentours, ils ne semblaient pas avoir de maisons et allaient et venaient comme bon leur semblait.

Lorsque le dernier d’entre nous fut rétabli, celui qui nous était apparu en premier ressurgit devant nous, nous faisant signe de le suivre. Allant de part la jungle, il nous mena à une petite hutte constituée d’un entrelacement de lianes. Toutefois, nous n’entrâmes pas dans la hutte, et fûmes priés de prendre place autour d’un cercle de pierre dans lequel rougeoyaient des braises.
Quelques instant plus tard, une vieille femme vêtue d’un tissu étrange sortie de la hutte, et prit place avec nous. Emplie de sagesse et de bonté, sa voix s’éleva, et nous ne pûmes que l’écouter avec ravissement. J’entends encore résonner en moi ses premières paroles.

“Enfants de la terre. Depuis longtemps nous savions que le jour viendrait où il nous faudrait retisser des liens avec nos frères. Nous sommes les Rians, descendants des hommes et héritiers des Esprits de la nature. Et vous êtes les Destructeurs, que Réa notre mère nous demande de pardonner et de guide sur la Voie Sacrée.”

Aujourd’hui encore, le long discours qu’elle nous fit me fait l’effet d’avoir vécu un rêve éveillé. Je sais pourtant que tout était bien réel, et que nous devons désormais dévoiler au reste du monde l’existence de ce nouveau peuple.


Diplomate Ertz en mission de reconnaissance

Les Rians forment un peuple étrange. Nous savons désormais qu’ils sont scindés en deux groupes, les Rian-ry’s et les Rian-ru’s. Ce sont les Rian-ru’s qui sont entrés en contact avec nous, les Rian-ry’s paraissant un peu plus hostiles à notre égard.

Ces gens vivent en totale harmonie avec la nature, ne s’encombrant pas d’objets matériels, et n’ayant aucun sens de la possession : tout ici appartient à tout le monde. Je n’arrive pas à concevoir comment ils peuvent survivre dans cette jungle hostile, si ce n’est qu’ils semblent posséder des mystérieux pouvoirs. En dépit de ce mode de vie insensé, ils ne sont pourtant pas des sauvages, et possèdent de vastes connaissances dans bien des domaines. Ils n’en font cependant aucun usage, tout comme ils ne semblent guère intéressés par le fait de vivre à l’abri de quatre murs. Leur Upisas, sorte de guides spirituels, sont les seuls à vivre dans des huttes ou abris, surement à cause de leur statut.


Mémoire d’un mage inconnu

Chose inédite pour nos quatre peuples, je dois être le premier à avoir eu l’honneur de visiter un camp Rian-ry.
Ce que j’y ai vu m’a frappé de stupeur. Je m’attendais à voir des gens vivant en totale liberté, comme leur homologues Rian-ru’s. Il n’en est rien. En grande partie sédentaires, les Rian-ry’s ont maîtrisé je ne sais trop comment la nature autour d’eux, qui s‘est organisée de manière quasi-naturelle pour constituer des habitations, abris… un véritable village constitué de parois vivantes. Bien que je n’ai pas vu de forge ou de verrerie, ils possèdent du métal, des récipients de verre et bien d’autres matériaux technologiques. Il semblerait qu’en plus de nous connaitre sur le bout des doigts, ils importent depuis bien longtemps les objets et équipements nécessaires à leurs besoins, mais toujours en très petite quantité.

A force de discussions, j’ai également fait un lien assez surprenant. Il n’existe apparemment pas de religion chez les Rians, mis à part leur culte à la Nature, mais ils font de temps à autre référence à “Réa, la mère”. Et en croisant les récits, je suis arrivé à la conclusion suivante : Réa n’est autre qu’Ilaréa, déesse de la magie aujourd’hui tombée en désuétude parmis nous.
Cela expliquerait toutefois les mystérieux pouvoirs qu’ils semblent posséder, et la raison pour laquelle ils nous surnomment leurs frères destructeurs - bien que l’origine du “destructeur” me soit encore inconnu.


La parole de l’Usa

Ce conte est une transmission importante dans l’éducation des jeunes Rian-ry’s

Réa, la mère, fut prise de compassion pour ses enfants qui mouraient. Dans sa grande générosité, elle nous octroyé le plus magnifique des dons : celui de s’unir à la nature.
Mais tout comme le tigre doit tuer pour se nourrir, nous devons savoir où se trouve la limite.
Si ta vie est en danger, combat.
Si tu veux satisfaire un désir impur, retiens ta main.
Bénis par la mère, nous avons le devoir de veiller à l’équilibre naturel de la vie. Mais en échange, celle-ci peut être utilisée à notre avantage et à notre survie.
Chantez donc pour les lianes, et laissez les bâtir vos huttes.
Chantez pour les animaux, et laissez-les choisir celui qui vous nourrira de sa chair.
Chantez devant les cours d’eau, et laissez l’eau se purifier pour vous
Chantez pour vous, et devenez une bête sauvage si c’est pour sauver votre peau.
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MessageSujet: Re: Les grimoires
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Les grimoires

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